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Sans-papiers expulsés : une aubaine pour la sécurité privée

 

 

Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire

 

Du haut de la chaire qui lui a été créée sur mesure au Conservatoire national des arts et métiers par M. Nicolas Sarkozy, M. Alain Bauer entend promouvoir la « criminologie » en France. La conquête d’une position académique apparaît comme la dernière victoire de cet ancien consultant en sécurité urbaine, conseiller écouté d’élites politiques de droite comme de gauche et chéri des médias. L’ouvrage de Mathieu Rigouste permet de comprendre cette ascension apparemment irrésistible. Elle repose sur un système d’échanges, de dons et de contre-dons avec une série d’autres personnages que l’auteur regroupe sous le label de « bande à Bauer ». Si l’on peut émettre quelques réserves sur le cadre général d’explication, ce livre n’en reste pas moins un passionnant voyage dans l’univers des « marchands de peur », pour qui la « sécurité globale » sert de substitut à l’anticommunisme de naguère. extrait monde diplomatique, un scénario Globalien, le scénario, entretien de JC Ruffin, autre sujets similaires  Xavier Niel, Les patrons orphelins de DSK, 10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire

 

 

Alain Bauer et le consortium de la peur, 8 août ( extrait du livre : " Alain Bauer, comme Yves Roucaute et de nombreux néoconservateurs, vient de la gauche libérale et anticommuniste ...") .


Valls appelle à la dénonciation : « un discours irresponsable et dangereux » (Dharréville) | PCF.fr  :

Sans-papiers expulsés : une aubaine pour la sécurité privée

Créé le 03-10-2012 
 

Claire Rodier, juriste auprès du Gisti, pointe les dérapages de ces sociétés de plus en plus sollicitées. Interview.

 
 
 

Près de l'île de Lampedusa, le 19 avril. (MAURO SEMINARA / AFP)

Près de l'île de Lampedusa, le 19 avril. (MAURO SEMINARA / AFP)

Claire Rodier est juriste auprès du Groupe d'information et de soutien aux immigrés (Gisti). Elle est l'auteure de "Xénophobie Business", qui sort ce jeudi 4 octobre aux éditions "La Découverte". 

 

Dans votre livre, vous démontrez que les centres de rétention pour les étrangers et les reconduites à la frontière sont un vrai filon pour des entreprises de sécurité privées qui maltraitent les sans-papiers. Un exemple ?

- Prenez le cas de Jimmy Mubenga, cet Angolais embarqué au Royaume-Uni en octobre 2010 par la British Airways qui se débat, hurle, puis se tait. Les agents chargés de la sécurité l’ont plaqué. Mais des passagers constatent qu’ils prennent le pouls de Jimmy. Bizarrement, l’avion fait demi-tour, le sans papier est inanimé. On constatera son décès à l’hôpital. La société privé dira qu’il est "mort par asphyxie". En fait, cet Angolais a dû subir comme d’autres avant lui ce qu’on appelle le "carpet karaoke" : il a été contraint pendant tout le vol d’appuyer sa tête contre le siège placé devant lui. Cette pratique provoque des difficultés respiratoires qui peuvent conduire à l’asphyxie, et à la mort.

 

 

Quelle est cette société, quels sont ses profits ?

- Elle s’appelle G4S. Cette société américaine est la multinationale de la gestion de l’immigration irrégulière. Elle compte 600.000 salariés dans le monde, mais impossible de trouver son chiffre d’affaires. Je sais seulement qu’après cette histoire, elle a perdu son contrat en Angleterre. En cinq ans, elle avait gagné 125 millions d’euros. Elle sévit surtout au Royaume-Uni, dans d’autres pays d’Europe et aux Etats-Unis. C’est elle qui a assuré la sécurité des J.O. de Londres. Avec pas moins de 13.700 salariés ! La France n’y a pas encore recours, mais au vu des restrictions budgétaires, cela viendra…

 

Que se passe-t-il dans les centres de rétention ?

- Dans l’un de ses centres, situé près de l’aéroport de Gatwick, la G4S a inventé "le téléphone carcéral". Quand ils y arrivent, les travailleurs étrangers se voient confisquer leur téléphone portable et remettre un appareil qui permet d’appeler ou que ce soit dans le monde pendant cinq minutes seulement. Une fois le crédit épuisé, ils peuvent en acheter un autre. Cela permet incontestablement de contrôler les appels "des détenus".  Mais ça leur coûte beaucoup plus cher qu’un portable, et en plus ceux qui n’ont pas les moyens ne peuvent utiliser les numéros gratuits !

 

Pourquoi les Etats ont-ils recours à ce type d’entreprise ?

- D’abord parce qu’ils brident de plus en plus les budgets de la défense et de la police, ensuite parce qu’ils ne sont pas responsables des bavures des sociétés privées. Mais la Commission européenne est elle aussi en cause. Face à la montée du "tout sécuritaire", elle accorde des budgets "exceptionnels" à l'agence Frontex, qui dépend de Bruxelles. Et les parlementaires européens, à l’exception de quelques Verts, ne s’intéressent pas à ce sujet. Il n’est pas "porteur".

 

Finalement, est-ce que tout cela sert à quelque chose ?

- A rien du tout. Vous savez très bien que les étrangers sans papiers reviennent toujours dans les Etats dont ils ont été expulsés. Je connais un tunisien qui a fait six fois, dans des conditions atroces, le "voyage" pour Lampedusa. A force, il connaissait l’île de fond en comble. Alors, au bout du sixième séjour, il a su trouver l’endroit pour partir sans être vu.

 

Interview de Claire Rodier, juriste auprès du Groupe d'information et de soutien aux immigrés, par Martine Gilson - Le Nouvel Observateur 

 

 

cf vidéosurveillance multiplie les clients... et les profits - citoyenactif : En France, 600 000 caméras surveillent en permanence la voie publique, les locaux d'entreprise, les magasins ou les domiciles de particuliers. Résultat, la vidéosurveillance représente un marché de plus d'un milliard d'euros. C'est même l'un des plus dynamiques du secteur de la sécurité : +6,1% en 2009, selon les chiffres du cabinet spécialisé En toute sécurité. Car les banques et les grandes entreprises ne sont plus les seules à s'équiper : les nouveaux clients de la vidéosurveillance se recrutent chez les collectivités publiques, les professions médicales, les buralistes ou les particuliers. Utiliser aussi dans les parkings. Un phénomène conforté par la montée de la délinquance et du sentiment d'insécurité.. Dossier

 

En savoir plus :  ( voir aussi page 6/12 dans SECURICASE Le Forum de la sécurité privée ), GINT, une entreprise spécialisée dans la sécurité des chantiers, Les défis de la société française, Les vrais maîtres du monde ???10 principes de contrôle de la société, post FB 

 



16/10/2012
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